Insemination in vitro

 

C'est une fécondation qui se fait à l'extérieur du corps de la femme, dans un milieu de culture dont la composition  est  proche de l'environnement naturel des trompes.
Pour  y  parvenir, on  utilise  les  ovocytes (ovules)  et les spermatozoïdes des conjoints.

Dans le cas d'une stérilité définitive
La fécondation in vitro ou FIV est un traitement de PMA(procréation médicalement assistée). Elle peut avoir différentes indications. C'est aujourd'hui une pratique assez courante qui ne peut s'effectuer que dans des centres agréés.

La
fécondation in vitro consiste à effectuer une fécondation à l'extérieur de l'organisme de la femme. La rencontre de l'ovule (ovocyte) et du spermatozoïdes pratique en laboratoire ("en éprouvette"). Le recours à la FIV peut être envisagé, soit d'emblée, soit secondairement, après échec des autres thérapeutiques de procréation médicalement assistée, pour certains cas de stérilité conjugale.

La fécondation in vitro est une pratique encadrée de manière stricte par la loi de bioéthique.
L'
assurance maladie prend en charge la totalité des frais jusqu'à quatre tentatives par enfant.

Le principe de la fécondation in vitro


La technique de fécondation in vitro nécessite deux équipes - des biologistes d'une part, et des
gynécologues d'autre part - et consiste à mettre en relation un ovule et des spermatozoïdes dans une éprouvette, et non dans l'utérus de la femme.

Une fois le spermatozoïde introduit dans l'ovule, on attend que la multiplication cellulaire de l'
œuf commence, puis on introduit l'œuf (embryon) dans l'utérus. L'embryon doit se fixer à la paroi utérine et se développer comme pour une grossesse normale.

Les étapes d'une FIV


La FIV se déroule très méthodiquement, en plusieurs étapes. Ces étapes ne sont pas forcément toujours les mêmes selon les équipes, ou les
femmes à traiter. Ce traitement varie de 30 à 15 jours en fonction du protocole utilisé.

> La femme va recevoir un traitement hormonal(agoniste de la GnRH) pour mettre les
ovaires au repos.

> La stimulation.
Un traitement hormonal (FSH) permet de stimuler les follicules. Une fois les follicules arrivés à maturation, l'
ovulation est déclenchée par une autre injection d'hormone (HCG).

> La ponction.
Sous anesthésie locale, on prélève les ovocytes mûrs à l'aide d'un petit tube et d'une aiguille que l'on introduit dans le
vagin. Cette intervention peut être un peu douloureuse. Elle permet de ponctionner le liquide folliculaire qui est ensuite placé dans un tube contenant un liquide nutritif adéquat, à une température de 37°C.

Le
sperme est prélevé quelques heures auparavant (ou décongelé le jour même), et les spermatozoïdes sont séparés du liquide séminal et conservés également à 37°C.

> La fécondation.
Quelques heures après, spermatozoïdes et ovocytes sont mis ensemble dans un liquide nutritif pendant plusieurs heures à la température du corps ; la fusion, la fécondation se produit alors.
L'oeuf commence à se multiplier et lorsqu'il y a quatre cellules, on l'examine au microscope, et on peut le transférer dans l'utérus de la femme à l'aide d'un petit tube. Un ou plusieurs
embryons peuvent être aussi conservés grâce à la congélation.

La réussite d'une FIV


Les chances de succès d’une FIV dépendent de différents facteurs liés surtout à l'indication, le nombre d'embryons transférés et l'âge de la femme.

Globalement, le pourcentage de chances de grossesse est de 21 % environ par ponction, et 25 % par transfert d'embryon.
A noter qu'un
accouchement prématuré est plus fréquent en cas de grossesse engendrée par une FIV.

Les meilleurs taux de succès sont obtenus dans la stérilité tubaire pure (de de la trompe utérine), où l'objectif est simplement de court-circuiter un obstacle mécanique, en l'absence de toute anomalie biologique au niveau des ovules ou spermatozoïdes. Les résultats sont moins bons en cas de
stérilité masculine ; ils dépendent alors de la nature et du degré de l'insuffisance spermatique.

Après 40 ans, 4 à 5 % seulement des tentatives aboutissent à une
naissance. C'est la baisse du nombre et de la qualité des ovocytes qui l'explique. La femme doit en principe avoir moins de 42 ans pour effectuer une fécondation in vitro.

Votre interrogation est compréhensible. Il ne faut pas banaliser la fécondation in vitro (FIV). Elle nécessite un traitement lourd au début de cycle, puis le prélèvement d'ovule qui n'est pas un geste anodin.
La FIV proprement dite reste parfois aléatoire au laboratoire, d'où la nécessité d'implanter plusieurs œufs. Le suivi de la grossesse est lui aussi difficile.
Lorsque c'est possible, les médecins préfèrent l'insémination artificielle dont la mise en place est moins lourde et moins contraignante.

chez l'un des membres du couple, on pourra faire appel au don d'ovocytes ou au don de spermatozoïdes.

A l'origine, la fécondation se faisait dans des éprouvettes en verre ce qui expliquait le terme "in vitro".
Aujourd'hui, les biologistes utilisent des éprouvettes en matière organique à usage unique, ainsi que des milieux de culture qui sont produits et contrôlés par l'industrie pharmaceutique.

 

Dr Khaled BOUDHRAA

 

khaled-boudhraa



cuisine tunisienne